L'Antarctique au château de Meslay

Exposition tenue au Chateau de Meslay (Loir-et-Cher) pendant l'été 2021 en marge des Promenades Photographiques de Vendôme.

Eté 2021

Depuis l’antiquité le territoire austral « où il n’y a pas d’ours » a fait rêver pour alimenter toutes les passions, les énergies et l’ambition des aventuriers-explorateurs. L’occupation de petits territoires à des fins exclusivement scientifiques s’est développée depuis les premiers hivernages de Gerlache ou Charcot, le gentleman des pôles. Le traité de l’Antarctique signé par 50 nations et entré en force en 1961 reconnait qu’il est de l’intérêt de l’humanité entière que le territoire soit utilisé exclusivement à des fins pacifiques, pour une coopération scientifique.

L’endroit le plus froid de la terre contient 75% de la glace et 70% de l’eau douce de la planète et joue un rôle déterminant dans l’équilibre climatique. Là comme ailleurs le réchauffement de la planète s’accélère. Au-delà de la découverte géographique du continent antarctique et de son exploration scientifique au cours du XXème siècle, l’expérience des marins et des aventuriers a été bouleversante. Les conditions climatiques extrêmes produisant des glaces de toutes formes, les premiers explorateurs ont témoigné de leurs formes extraordinaires et proprement hallucinantes.

Les marins de Cook, Charcot, Shackleton ou Dumont d’Urville en ont relaté leurs impressions. Les œuvres de fiction d’Edgar Poe, Jules Verne ou Lovecraft en ont repris les éléments marquants pour romancer cette confrontation à la démesure polaire. Ainsi, l’imaginaire alimenté par les orages magnétiques, les parhélies et les vents catabatiques, le photographe se confronte aux nunataks, gromlers et icebergs issus de vêlages de glaciers plus ou moins éloignés, à la recherche de la beauté brute de cet ailleurs absolu.